Les veill es fun bres d'antan semblent r volues. Faute de chambres individualis es dans les espaces mortuaires hospitaliers, la pratique de " montrer le corps du d funt " se limite bien souvent un ultime regard avant la mise en bi re. Le souci sanitaire prime dans les installations et organisations hospitali res: les corps sont rang s dans les casiers r frig r s; le mort est soustrait de la vue. Le corps expos qu'a-t-il dire aux hommes ?Pour les uns, le cadavre n'est que " chose encombrante " dont il faut se d barrasser, pour d'autres, il est "chose sacr e".Aux confins de l'humanit , les hommes ont ritualis la pratique de " montrer le corps " avant qu'il ne disparaisse tout jamais. Y a-t-il un bienfait, une thique qui sous-tend cet agir ancestral ? Dans l'espace-temps des fun railles, la " monstration " du corps du d funt peut-elle faire sens et recouvrir un caract re sacr compatible avec notre contemporan it ?En interrogeant la " monstration ", l'ouvrage tente d' lucider les oppositions et d rangeantes questions. Corpor it , mort et sacr se lient et se d lient jusqu' l'inextricable noeud archa que. La d ritualisation contemporaine a jet son ombre sur le rituel de passage, cachant ce corps o s'entrem lent le monstre et le monstrueux. Dans cet entre-deux le visage devient image m morielle ou fantomatique. L' clairage philosophique, teint de politique, de linguistique, d'anthropologie et de psychologie, met en lumi re cette praxis. Le regard de l'endeuill se pose sur le d funt, mais que d voile l'exp rience int rieure ?
ThriftBooks sells millions of used books at the lowest everyday prices. We personally assess every book's quality and offer rare, out-of-print treasures. We deliver the joy of reading in recyclable packaging with free standard shipping on US orders over $20. ThriftBooks.com. Read more. Spend less.