Le nazisme est-il circonstanciel et en cela secondaire dans la d marche de "la" "pens e"? Une "grosse b tise"? Les Cahiers noirs, incitent relire tout le corpus connu pour se rendre l' vidence: non seulement Heidegger n'a eu de cesse de chercher mieux penser le nazisme qu'il ne s'est pens lui-m me, mais il semble m me avoir labor un antis mitisme alternatif, "historial", justifiant sa fa on le recours g nocidaire au concept de "race". Peut-on admettre qu'il promeuve le "rang" germanique ou propose des interpr tations r visionnistes de l'extermination des Juifs d'Europe sous pr texte d'une "pens e" fort sp culative de l'histoire de l'Occident ? Qu'est-ce cela a encore voir avec de la "philosophie"? Comment comprendre qu'en France et ailleurs, une apolog tique plus ou moins discr te perdure ? Il faudrait pourtant envisager d'autres hypoth ses de lecture; plus que celle de l' tre, n'est-ce pas en effet la question du mal qui serait au centre du discours heideggerien ? Sa coloration fort manich enne et comminatoire ne vise-t-elle pas in fine incriminer quelque "enjuivement" intime et inapparent de la modernit ? Ce, sachant que le nazisme lui-m me en serait paradoxalement le point d'orgue. Pourquoi, dans les ann es 30, Heidegger lui reproche ses demi-mesures ? Le chemin vers un Quatri me Reich s'av rera fort tortueux, surtout lorsque celui qui l'indique voue un culte au secret. Pour enfin exhiber toutes les vari t s de mystifications, nous proposons ici de reprendre les oeuvres de Heidegger partir d'un fil conducteur in dit: la notion d'insurrection.
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