Dans tous les temps, dans toute soci t organis e, on a vu surgir, se succ der une race d'hommes n s satellites, destin s par leur fortune, leur naissance ou leur caract re, graviter autour des grands et des riches, propres suivre, ob ir, comme d'autres sont aptes pr c der, commander; insinuants et habiles dans le d tail des choses, fid les au patron que le hasard leur a donn ou qu'ils ont choisi comme un paratonnerre contre les surprises de la vie, parfois conseillers excellents et inspirateurs des grandes r solutions, mais contents de demeurer dans la p nombre et d sireux de ne pas remplir les r les clatants sur la sc ne du monde. Ils n'ont pas la foi en eux-m mes, ils n'ont pas la volont , facult souveraine qui remplace et souvent annihile toutes les autres; mais certain penchant vers l' picur isme, quelque nonchalance dans l' me, l'instinct du bonheur, qu'ils savent ne pas devoir rencontrer dans le fracas de la lutte, un scepticisme doux, le scepticisme de Cin as essayant de dissuader Pyrrhus de conqu rir l'univers, tout les d tourne des ambitions fortes, les ram ne vers un horizon restreint, du moins tranquille...