Il n'y a pas de monstres. Ou plut t, il n'y a que ceux que nous fabriquons. Nathan n'est pas une cr ature de foire, il est le miroir tendu nos l chet s, nos rejets, nos hypocrisies. Sa difformit n'est qu'un pr texte. Ce qu'il met nu, c'est la cruaut ordinaire, l'indiff rence, la peur de l'autre.
Tel quel n'est pas seulement le cri d'un homme abandonn , c'est une mise en accusation. Une parole qui d range parce qu'elle nous force regarder en face ce que nous pr f rons ignorer: la solitude, l'exclusion, la violence sociale.
Reste cette question, suspendue comme une condamnation: qui est vraiment le monstre? Celui qui parle... ou ceux qui se taisent et ne font que regarder ?