Si on les conna t galement sous le titre de Pr face un livre futur, on chercherait en vain dans ces Po sies quelque vers que ce soit. crites quelques mois avant la mort de leur auteur, elles commettent un renversement total de l esprit de r volte qui animait Les Chants de Maldoror. Du reste, Isidore Ducasse d cide pour leur publication de jeter le masque de Lautr amont et d y appara tre sous son nom v ritable. Ses Po sies font du conformisme une voie v ritablement nihiliste. L ironie outrageante l endroit des romantiques et de leur emphase, le parti pris radical, tel que revendiquer la n cessit du plagiat, hissent ces consid rations d ordre po tique au rang de pamphlet f rocement subversif. Sans quivoque malgr l ironie qui guide chacune de ces consid rations d ordre po tique, sans morale malgr la sentence d finitive, sans mystification malgr l apparence de la gageure. Ducasse recopie La Bruy re ou bien des Pens es de Pascal, les retourne comme un gant, en modifie le sens. Ces Po sies entendent r agir aux ?t tes cr tinisantes?, parmi lesquelles il s inclut. Elles sont plurielles, car elles doivent tre faites de tous et par tous.