L'anneau magique qui relie musique et langage d limite un univers insondable dans lequel causes et effets s'enlacent indistinctement. Dans ce n ant vertigineux, la galaxie rousseauienne exerce une attirance irr sistible et promet, l'esprit critique qui ose l'aborder, des aventures intellectuelles passionnantes. L'irr ductible auteur des Confessions a justement plac le fl au de sa pens e au point d' quilibre de ces deux p les, entre musique et langage, une zone d finie par le concept de soci t car, proclame-t-il dans l'Essai sur l'origine des langues: 'les oiseaux sifflent, l'homme seul chante; et l'on ne peut entendre ni chant, ni symphonie, sans se dire l'instant. Un autre tre sensible est ici.' Rousseau r it re dans son Dictionnaire de musique sa th orie de l'exclusivit humaine de la parole et de la musique: 'Quoiqu'il en soit de l' tymologie du nom, l'origine de l'art est certainement plus pr s de l'homme, et si la parole n'a pas commenc par du chant, il est s r, au moins, qu'on chante partout o l'on parle.' Autour de cette dialectique de la musique et du langage se sont r unis des rousseauistes et d'autres sp cialistes de la musique et du langage pour cogiter la th matique de ces noces infinies et en pourchasser les chos travers les denses bocages de l'oeuvre du philosophe-musicien. Leurs textes ici r unis constituent les actes du XIIe colloque de l'Association Jean-Jacques Rousseau.