Apr s le d coupage et le partage de l'Afrique (1884-1885), c'est avec leurs identit s culturelles et les contrats sociaux avec leurs ethnies respectives que les populations entrent dans leurs nouvelles nations, celles impos es par les puissances coloniales. D'un point de vue conceptuel, ce sont des nations vides (et artificielles) dont l' mergence n'a pas respect le processus cr ant des liants entre populations et l'indispensable contrat social devant faire pr valoir le sentiment d'appartenance la nation sur celui de l'ethnie. C'est l'aune de cette vacuit qu'il faut analyser et comprendre la long vit et l'absurdit de nombreuses dictatures en Afrique, avec celle du Cameroun comme cas d' cole. Notamment, l'absence de contrat social entre la nation camerounaise et son peuple impose une simple juxtaposition des ethnies mues naturellement par des rapports de force; elle g n re m caniquement une ethnicisation des votes.
Au d triment de l' tat-nation, cette configuration ouvre un boulevard la formation de l' tat-ethnie, puissant levier de protection et de p rennisation de la dictature. Ce mod le se pose comme puissant obstacle structurel aux d veloppements (soci tal, d mocratique, conomique, etc.) de la nation.
Au-del de ces analyses m thodiques, cet ouvrage prescrit des solutions pour en sortir.