" ...L'humour, quelque ing nieux qu'il soit, nous semble tre une sorte de maladie propre aux parages brumeux, autant pour le moins qu'une qualit litt raire. Si, comme l'a fait Alfred de Musset par exemple, nous lui empruntons son amertume exotique pour l'ajouter au sel plus franc de notre ga t gauloise, close, panouie en plein soleil, ce n'est jamais sans pr cautions ni m fiance: nous craindrions de jongler trop hardiment avec le cr ne de Yorick et encore plus avec les fac tieuses plan tes de Jean-Paul. L'humour anglais, lugubre en somme, nous serre le coeur; la profondeur de l'humour allemand nous semble souvent lourde et obscure. Il est curieux d' tudier ce point de vue les humoristes am ricains et de constater les transformations qu'a subies cette forme litt raire, r sultat chez eux d'une habitude d'esprit import e, acclimat e, ensauvag e dans le Nouveau-Monde..."