La R publique d'Ha ti jouit maintenant du calme le plus parfait. Des trois villes qui, l'ann e derni re, s' taient r volt es contre le gouvernement constitutionnel du Pr sident Salomon, J r mie a capitul le 18 d cembre, Jacmel s'est rendue le 29 du m me mois et Mirago ne a t prise le 8 janvier 1884.
Les insurg s de Mirago ne, par un d cret qu'ils rendirent le jour m me qu'ils inauguraient la guerre civile, avaient os d clarer M. Salomon d chu de la pr sidence, lui faisant, entre autres reproches, celui aussi injustifi qu'injustifiable d'avoir viol le secret de leurs correspondances.
Lorsque la ville de Jacmel se mit en r bellion dans le courant du mois de juillet, quelques jours apr s que le Parlement r uni la capitale donnait au pr sident, par un vote unanime, la formelle assurance de sa volont de concourir avec lui au r tablissement de la paix et, en cons quence de ce vote, prenait toutes les mesures propres amener ce r sultat, elle disait dans une des phrases de son manifeste de griefs directement adress e M. Salomon vous avez viol le secret des lettres, oubliant que l'Union postale vous regardait indign e, et que chaque mot qu'on lit dans une lettre est un viol de la propri t .