Maxence ne put monter sur un tertre - parce qu'il n'y en avait pas - mais, voulant se rendre compte de la belle ordonnance des troupes dont il venait de prendre le commandement, il piqua son cheval de l' peron et s' lan a au galop le long de la colonne qui sinuait parmi de l gers mimosas d'Afrique. Ainsi d passa-t-il successivement l'arri re-garde qui tait un petit groupe compact de m haristes noirs, puis la cohue des domestiques, cuisiniers et marmitons, puis les mitrailleuses oscillant sur l'ar te aigu des dos de mulets, puis le lourd convoi des chameaux porteurs de caisses, puis les cavaliers, de grands n gres crasant les petits chevaux du fleuve, les m haristes maures drap s dans de larges gandouras, puis enfin l'avant-garde, au milieu de laquelle Maxence distingua son interpr te, un Toucouleur admirablement v tu de soies brod es. Et devant, il y avait la terre, la terre scintillante, givr e de soleil, la terre sans gr ce et sans honneur o errent, sous des tentes en poil de chameau, les plus mis rables des hommes...