Edition originale non censur e. Car ils ont raison tous ceux qui parlent de coup de force. Le 6 F vrier fut bien la journ e du coup de force. Mais ceux qui le tent rent n' taient pas les fascistes ni les troupes de la r action . Bien au contraire. Et nul ne peut comprendre le v ritable sens de la journ e tragique s'il n'en conna t les pr liminaires et les pr paratifs. Un an de r gime cartelliste avait recr dans le pays tout entier les d ceptions et les amertumes de 1926. Les minist res s' croulaient les uns sur les autres. Le parti radical, seul charg des responsabilit s et des b n fices du pouvoir, s'irritait de sa propre impuissance. Prisonnier d'une litt rature d magogique, aussi encombrante apr s les lections qu'elle avait pu tre fructueuse avant, il ne pouvait que partager son temps entre les impr cations qu'il lan ait ses adversaires de droite et les reproches amers dont il accablait ses alli s clipse de la S.F.I.O. Aussi bien les cadres des deux partis craquaient-ils de toutes parts.