... La jeune popadia, accourue sur la berge avec la foule, assista au simple et d chirant spectacle de la mort: jamais elle n'oublia les battements de son coeur, si sourds et si lents, que chacun d'eux semblait devoir tre le dernier; et la transparence insolite de l'air, o passaient et repassaient les figures famili res, mais devenues trang res en cet instant; et la confusion singuli re des discours, o chaque parole entendue, semble s'arrondir dans l'air, pour fondre et s'effacer ensuite, au milieu des paroles nouvelles.
Elle en con ut pour toute sa vie l' pouvante des jours clairs et ensoleill s; ils faisaient revivre ses yeux les larges carrures d tach es en plein soleil, les pieds nus solidement camp s dans les d bris de l gumes jonchant la berge, l' lan r gulier de la barque blanche, o repose, tout au fond, le petit corps fluet et recroquevill , si proche et d j si lointain, tranger jamais...