Et si vous tiez la seule personne voir ce qui est r el ?
Dans la Cit -Monde, les sens ne per oivent plus le monde brut. La r alit passe par la Nappe: une interface neuronale qui filtre tout et fa onne pour chacun un monde sur mesure. Plus personne ne vit dans le r el. Chacun volue dans une bulle sensorielle, derri re un avatar.
Mia, influenceuse calibr e pour s duire au pixel pr s, assiste un meurtre dans un train. Elle hurle. Elle alerte. Autour d'elle, les passagers restent fig s dans leurs illusions.
Les autorit s interviennent, effacent toute trace. Puis... plus rien. Officiellement, le meurtre n'a jamais eu lieu.
De leur c t , Jo, mercenaire reconstruit contre son gr , et Loup, ex-programmeur de cyberdrogues, tentent encore d' chapper ce cauchemar lucide qu'est devenue l'humanit . Repli s dans un territoire en quarantaine, d connect de la Nappe, ils pensaient avoir trouv un r pit. Mais lorsqu'un dro de serveur disjoncte et brise la main de Jo, et qu'une petite fille surgit de nulle part et leur demande de l'aide, ils n'ont plus le choix: il leur faut retourner en ville.
Pendant ce temps, derri re les filtres, les avatars, les masques sociaux, la col re gronde et le r el fissure les parois. Pour la premi re fois, la Nappe peine tout couvrir. Certains tentent encore de r apprendre le r el. D'autres se perdent dans la R ve: des paradis sensoriels vendus et administr s comme une drogue. Dans la puanteur des salles de GEL, les corps s'empilent, c bl s des r alit s addictives sur mesure. Beaucoup ne reviendront jamais. D'autres ne vivront que pour y retourner.
Un roman d'anticipation sensoriel et lucide, entre philosophie et r volte, o transhumanisme, IA et lutte sociale s'entrelacent dans une qu te du r el. Si vous aimez William Gibson, Neal Stephenson ou Alain Damasio, laissez-vous happer par ce futur terriblement plausible o rester humain devient un acte de r volte
Extrait:
Une bouch e sans go t. Une vie sans relief. Comme le reste. Comme tout.
Une existence qui se diluait dans l'ordinaire, sans asp rit s, sans clats.
Pas grave. La Nappe veillait sur nous. Une simple impulsion neuronale pouvait tout embellir, tout am liorer, tout rendre plus. Elle colorait le vide, modelait l'insipide, ajoutait de la texture l o la r alit s'effritait.