No , maire du village breton de Porzhankou, s'appr te f ter ses quatre-vingts ans. La f te promet d' tre m morable. Mais le jour J, au lieu de le voir souffler ses bougies, ses invit s se pressent autour de sa tombe. Sa mort brutale est une d flagration. C'est sa fille - la fille du d funt - qui organise les obs ques et se retrouve, malgr elle, rouvrir des pans entiers de m moire scell s depuis longtemps. Au fil des cinq jours intenses qui pr c dent l'enterrement - la pr paration du corps au fun rarium, la messe, le cort ge, la descente du cercueil dans le caveau - le pr sent se fissure. Les voix se m lent, les souvenirs se r veillent. Iris, la m re du d funt, quatre-vingt-dix-sept ans, vacille sous le poids d'un secret qu'elle porte depuis une vie enti re: le secret de naissance de No . Sa confession publique au milieu du cimeti re p trifie l'assembl e. Et comme si la vie poursuivait ses tours impr visibles, un petit gar on surgit entre les tombes: il manque de tomber dans le caveau et murmure devant l'assembl e sid r e: C'est parce que c'est mon p re que j'voulais voir. Cette apparition stup fiante r sonne comme l' cho d'un drame ancien dans le coeur d'Iris. Alors, pour se lib rer d finitivement, la vieille femme se penche vers sa petite-fille - la fille du d funt - et lui susurre sa derni re confidence, celle qu'elle n'avait jamais os confier personne. Ces mots, murmur s au creux de l'oreille, font voler en clats ses d fenses . Jusqu'alors en tat de c cit motionnelle, la fille du d funt voit soudain remonter tout ce qu'elle avait b tonn pour tenir debout..
Entre pass et pr sent, la Fille du D funt explore les silences transmis de g n ration en g n ration, les blessures qui se r p tent et les liens qui, malgr tout, cherchent se r parer. Un roman choral, puissant et sensible, o chaque voix tente enfin de dire ce qui n'a jamais pu tre dit.