" L'esth tique, ou la th orie du beau et de l'art, est la partie de la philosophie qui a t le plus n glig e parmi nous. On ne rencontre pas une seule ligne sur ce grand sujet avant le p re Andr et Diderot. Diderot, qui avait des clairs de g nie, o tout fermentait sans venir maturit , a sem et l une foule d'aper us ing nieux et souvent contradictoires; il n'a pas laiss une th orie s rieuse. Dans une cole contraire et meilleure, disciple de saint Augustin et de Malebranche, le p re Andr a compos sur le beau un livre estimable, o il y a plus d'abondance que de profondeur, plus d' l gance que d'originalit 2. Condillac, qui a crit tant de volumes, n'a pas m me un seul chapitre sur le beau. Ses successeurs ont trait la beaut avec le m me d dain; ne sachant trop comment l'expliquer dans leur syst me, ils ont trouv plus commode de ne la point apercevoir..."