Avec Maison blanche (1898) et Maison grise (1901). Herman Bang se tourne vers la puret de l'enfance, et se livre une sorte de "Recherche du temps perdu" intimiste et sensible, rythm e par le miracle des saisons, domin e par la figure d'une m re lumineuse bien-aim e et de personnages attach es d j crois s dans Tine, roman admirable o il saisit la vie dans ses aspects les plus fugitifs et les plus significatifs.
N en 1857 dans l' le de Als sur la c te orientale du Schleswig, Herman Bang est l'une des figures les plus singuli res et les plus fascinantes de la litt rature danoise. Son oeuvre, traduite dans plusieurs langues, a renouvel de fa on d cisive la litt rature scandinave de la fin du xixe si cle. Il avait peine vingt-trois ans lorsqu'il remporta un succ s de scandale avec Familles sans espoir, roman autobiographique "fin de si cle" qui t moigne de son admiration pour Balzac, Flaubert, Maupassant et Zola, mais qui lui valut une interdiction pour outrage la morale publique. Apr s avoir refus le Prix Nobel en 1911, il mourut solitaire et en exil au cours d'une tourn e de conf rences aux Etats-Unis, le 29 janvier 1912.