Il monte. Il pose. Il descend.
Dix-huit heures trente-quatre, ligne F, heure de pointe. Le sac de sport est sous un si ge depuis deux stations et personne ne l'a vu. Quand la rame est pleine, l'homme descend et se m le la foule.
Apr s, il y a vingt secondes de silence. Puis les t l phones qui sonnent dans les sacs.
Deux bombes en huit jours. Sept morts. Quatre cent soixante-douze stations surveiller et aucune piste. L'inspectrice Adeline Kemp sait seulement que cet homme conna t le r seau mieux qu'elle.
Puis la lettre arrive. Pas d'argent. Pas de manifeste. Une seule exigence: *publiez le rapport 11-2347.*
Il faudra trois semaines Kemp pour apprendre que ce rapport parle de dix-neuf personnes mortes contre un escalier encha n , un soir de novembre 2011, et que la ville a tout fait pour qu'on ne le lise jamais.
Il lui faudra plus longtemps pour comprendre le reste.
Cet homme ne demande pas justice. Il demande qu'on le d nonce.
Parce que la signature au bas du rapport est la sienne.