Dans un pays o l'amour comme le n tre est un noeud froid l'estomac, j'ai cru que la proph tie d'Alexei tait notre destin: "Un pays homophobe rend les gays homophobes." Chaque recoin de l'appart r sonnait de son absence, de son parfum sur l'oreiller, de la douleur de ce qu'on avait perdu. Les r ves taient des tortures, des relectures infinies d'un adieu in vitable. J' tais bris , hant , et j'apprenais vivre avec cette cicatrice, pensant que c' tait une mis ricorde.
Puis, il y a eu un caf , un rire qui r sonne, et ce frisson familier, ce dangereux murmure qui chuchote le mot... "peut- tre". Est-ce que ce "peut- tre" est une nouvelle torture ou le d but d'une qu te de lumi re, une chance de r crire notre histoire, de prouver que m me dans le chaos, l'amour peut rena tre, plus fort, plus vrai ? Parce que, franchement, mon coeur n'a pas dit son dernier mot.