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Paperback Claire Caralanzi, Ou La Corse En 1736. Tome 1 [French] Book

ISBN: 2013374070

ISBN13: 9782013374071

Claire Caralanzi, Ou La Corse En 1736. Tome 1 [French]

« Celui qui a crit cet ouvrage n'a point eu la pr tention d'en faire un ouvrage historique; il a voulu seulement essayer de peindre les moeurs int rieures d'un peuple trop peu connu et trop s v rement jug . Ces moeurs tant presque enti rement demeur es les m mes, surtout dans les campagnes, il tait sans inconv nient de reporter l'action du livre un si cle en arri re; et l' poque choisie se rattachant des v nements qui ne sont pas les moins singuliers de ce temps, on a cru pouvoir y m ler les personnages. Toutefois, comme la Corse et son histoire sont en g n ral tr s peu connues, il ne sera peut- tre pas sans int r t de trouver ici un expos sommaire des motifs et des v nements principaux de l'insurrection qui, commenc e huit ann es avant celle dont on va parler, ne se termina r ellement qu'en 1768, au moment du trait qui donna la Corse la France.
Ce serait remonter beaucoup trop loin, et fatiguer inutilement l'attention du lecteur, que de rechercher par quelle suite de guerres la Corse, Phoc enne d'abord ou trusque, devint Carthaginoise, Romaine, Vandale, Sarrasine; comment Ugo CoIonna, parti de Rome en 816 avec mille fantassins et deux cents chevaux, chassa les Sarrasins, et fonda dans l' le une domination qui fut renvers e, et une famille qui subsiste encore; comment les G nois et les Pisans, sous le patronage des papes ou sous l'autorit de l'Empereur, pr tendirent tour tour la souverainet de la Corse; et comment, apr s mille vicissitudes, G nes y tablit enfin un pouvoir trop absolu pour tre juste, trop inquiet pour tre mod r . Ce qu'il faut dire seulement, et ce dont on retrouvera quelquefois la trace dans le cours de cette narration, c'est que depuis 1195, poque o le premier vaisseau G nois s'empara de Bonifaccio la faveur d'une f te, jusqu'en 1569, ann e o le fils du grand San-Pi tro, Alphonse d'Ornano se retira en France, les Corses lutt rent presque constamment, et les armes la main, contre la domination G noise. Ce combat ne cessa que lorsqu'il fut absolument sans esp rance; mais les souvenirs, les traditions m me en surv curent, et se transmirent de g n ration en g n ration chez un peuple qui le reste du monde est trop tranger pour le distraire de ses int r ts de famille ou de ses sentiments de patrie. Quoi qu'il en soit de ces faits plus anciens, la r publique de G nes tait, au commencement du XVIIIe si cle, souveraine de l' le de Corse. Un commissaire-g n ral, appel quelquefois aussi prov diteur, y tait le repr sentant et le d l gu du s nat. Cinq v ques, car il y avait encore cette poque cinq v ch s en Corse, y occupaient les si ges de Mariana, d'Al ria, d'Ajaccio, de Nebbio, de Sagonne, quoiqu'une partie de ces villes f t ruin e, et que plusieurs des r sidences piscopales eussent d tre transf r es ailleurs. Un commandant des troupes, un tr sorier, un auditeur-g n ral chef de la justice, taient plac s sous les ordres du prov diteur. Tous ces officiers taient G nois; la dur e de leurs fonctions tait assez limit e. Le plus consid rable de leurs traitements ne montait pas neuf cents sequins par an; et cependant plus d'un d'entre eux tait revenu riche de ce pauvre pays. Les imp ts, sans tre d mesur ment lev s, taient per us avec une extr me rigueur, et bas s sur les principes d'une administration toute trang re l' le. Les troupes taient G noises, et ne se regardaient en Corse que comme en pays tranger ou conquis. Les lois G noises r gissaient les proc s, et d terminaient une p nalit habituellement fort s v re. On avait laiss aux Corses la division de leurs pi ves ou cantons, qui renferment chacun un certain nombre de paroisses, la nomination de leurs p res des communes, magistrats locaux, lus dans les paroisses pour remplir des fonctions que leur nom explique assez, et l' lection de douze d put s charg s de d fendre, aupr s du gouverneur, les int r ts de leurs concitoyens; mais on avait mis des officiers et des podestats G nois partout o l'on avait pu les placer. c t des p res des communes, les juges inf rieurs taient G nois, aussi bien que les collecteurs d'imp ts; et, quant aux d put s, le prov diteur, n' tant point oblig d'avoir gard leurs repr sentations, en faisait ordinairement si peu de cas, que leur intervention ne servait qu' manifester plus hautement la faiblesse d'un c t , le despotisme de l'autre. Il n'y avait donc, entre les ma tres et les sujets, ni confiance, ni affection, ni lien; et, pour tout dire en un mot, G nes consid rait la Corse comme une conqu te, et les Corses consid raient la r publique de G nes comme un oppresseur.

Claire Caralanzi, ou la Corse en 1736, par le Cte A. de Pastoret. Tome 1. Le pr sent ouvrage s'inscrit dans une politique de conservation patrimoniale des ouvrages de la litt rature Fran aise mise en place avec la BNF. HACHETTE LIVRE et la BNF proposent ainsi un catalogue de titres indisponibles, la BNF ayant num ris ces oeuvres et HACHETTE LIVRE les imprimant la demande. Certains de ces ouvrages refl tent des courants de pens e caract ristiques de leur poque, mais qui seraient aujourd'hui jug s condamnables. Ils n'en appartiennent pas moins l'histoire des id es en France et sont susceptibles de pr senter un int r t scientifique ou historique. Le sens de notre d marche ditoriale consiste ainsi permettre l'acc s ces oeuvres sans pour autant que nous en cautionnions en aucune fa on le contenu. Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr

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