" ... Son caract re est ouvert, gai, vif quelquefois jusqu' la p tulance, un peu mobile, n anmoins excellent. tout consid rer, c'est un enfant aimable, qui donnera de la satisfaction ses ma tres et deviendra la consolation et l'orgueil de sa m re. Voil le premier portrait de Gounod. Dat du 30 mars 1829, il est sign d'Hallays-Dabot, directeur de la pension que l' colier de onze ans quittait alors pour entrer au lyc e Saint-Louis. Quelques mois plus tard, le soir de la Saint-Charlemagne, apr s deux heures d'attente sous la neige de janvier, le petit gar on p n trait pour la premi re fois dans la salle du Th tre-Italien. Il y entendit Otello, et la musique lui fut r v l e. Par quelle page de l'oeuvre ? On aime croire que ce fut par la plus belle, par l'immortelle plainte qu'avec admiration, peut- tre avec reconnaissance, Gounod devait rappeler un jour, en invoquant sur la tombe de Rossini le triste et doux gondolier de Desdemona ..."" ... Son caract re est ouvert, gai, vif quelquefois jusqu' la p tulance, un peu mobile, n anmoins excellent. tout consid rer, c'est un enfant aimable, qui donnera de la satisfaction ses ma tres et deviendra la consolation et l'orgueil de sa m re. Voil le premier portrait de Gounod. Dat du 30 mars 1829, il est sign d'Hallays-Dabot, directeur de la pension que l' colier de onze ans quittait alors pour entrer au lyc e Saint-Louis. Quelques mois plus tard, le soir de la Saint-Charlemagne, apr s deux heures d'attente sous la neige de janvier, le petit gar on p n trait pour la premi re fois dans la salle du Th tre-Italien. Il y entendit Otello, et la musique lui fut r v l e. Par quelle page de l'oeuvre ? On aime croire que ce fut par la plus belle, par l'immortelle plainte qu'avec admiration, peut- tre avec reconnaissance, Gounod devait rappeler un jour, en invoquant sur la tombe de Rossini le triste et doux gondolier de Desdemona ..."