À Avelis, on ne regarde plus le ciel pour savoir si la journée sera calme. On regarde l'Indice d'Harmonie.
Vert, la ville respire.
Ambre, elle hésite.
Rouge, elle menace de basculer.
Kurt travaille chez Fluxia Analytics, au coeur des systèmes qui mesurent, corrigent et stabilisent les mouvements collectifs de la ville. Pour lui, l'Indice n'est qu'un outil: une manière de prévenir les crises, de lisser les tensions, d'éviter les débordements.
Jusqu'au jour où il voit un chiffre que personne n'aurait dû voir.
Quelques secondes plus tard, l'alerte disparaît. Les écrans se rallument. La ville annonce que tout est redevenu stable. Les messages s'effacent, les preuves aussi. Mais une capture d'écran impossible apparaît sur le téléphone de Kurt. Il ne l'a pas prise. Pourtant elle existe.
À partir de là, une question commence à défaire sa vie: que mesure vraiment l'Indice d'Harmonie ? Et surtout, que cherche-t-il à empêcher ?
En suivant les traces d'un ancien incident dans le nord d'Avelis, Kurt découvre une ville réécrite, des quartiers ouverts pour ne plus faire mémoire, des archives déplacées, des seuils cachés, des mots trop propres pour être innocents. Peu à peu, ce qu'il croyait être un système de protection lui apparaît autrement: non comme une défense contre le chaos, mais comme une architecture destinée à empêcher certaines formes de tenir.
Entre dystopie urbaine, thriller politique et roman de la mémoire, Avelis - Ce qui tient encore raconte la naissance d'une résistance discrète: non pas celle qui crie, mais celle qui refuse de laisser le monde être corrigé jusqu'à l'oubli.