J' tais assise dans une petite chambre sombre, mon regard fix sur le mur en face de moi. Les souvenirs douloureux de mon pass semblaient flotter dans l'air, me rappelant les choix difficiles que j'avais d faire pour prot ger mon enfant. Je m'appelle Anastasiya, j'ai 26 ans.
La r alit brutale de la guerre a boulevers ma vie et celle de tant d'autres dans mon pays . Les explosions assourdissantes, les chos de la violence et les pertes tragiques ont remplac la tranquillit et l'harmonie que nous connaissions autrefois. Les souvenirs de ces jours paisibles semblent d sormais lointains, engloutis par les conflits d chirants.
Des familles enti res ont t s par es, des vies ont t boulevers es et la peur a envahi nos coeurs. Les rues autrefois anim es de ma ville natale sont maintenant marqu es par des d combres et des cicatrices visibles de la destruction. Les regards tristes et les visages marqu s par la douleur sont devenus monnaie courante parmi mes compatriotes.
Face cette situation tragique, j'ai pris une d cision difficile mais n cessaire pour prot ger la vie de mon fils et la mienne. J'ai compris que nous devions partir, chercher refuge dans un pays o nous pourrions reconstruire notre vie en paix. C'est ainsi que j'ai choisi de venir dans ce merveilleux pays o je suis maintenant, la France.
Pour fuir la guerre qui ravageait notre pays, nous avions tout laiss derri re nous, notre maison, notre famille, et le souvenir de mon mari, papa d' Alexe , qui tait mort la guerre en esp rant trouver un avenir meilleur ici, pensant que la France serait un havre de s curit pour nous.
Un homme, Gr goire, s'est approch de moi avec des promesses d'aide et de soutien.
Il pr tendait conna tre le syst me, les proc dures pour obtenir nos papiers et acc der aux ressources dont nous avions besoin. Aveugl e par l'espoir, je lui ai fait confiance.
Mais Gr goire n' tait pas un homme bienveillant. Il tait avide d'argent et sans scrupules. Il a profit de ma d tresse et de ma vuln rabilit pour prendre mes papiers, me promettant qu'il pourrait les utiliser pour acc l rer les d marches administratives.
Je me suis retrouv e sans aucun moyen de prouver mon identit , sans protection l gale la merci de cet homme malveillant.
C'est alors que Gr goire a r v l ses v ritables intentions. Il m'a menac e, en disant qu'il ferait du mal mon fils si je refusais de me soumettre ses exigences.
J' tais d vast e, terrifi e et j'avais peur pour la s curit et pour la vie de mon enfant. Je me suis sentie pi g e, sans chappatoire.
J'ai c d ses demandes, devenant ainsi une victime de la traite des tres humains. Gr goire m'a forc e me prostituer pour lui, sous la menace constante de violence envers mon fils.