Apr s presque deux ans, terr e au Pays basque, loin des surnaturels, un regard mordor m'annon a que ma retraite ch rement acquise venait de s'achever.Pas n'importe lequel: celui de Corbeau, un des vampires dont j' tais amoureuse et qui j'avais effac la m moire.
Bien que j'avais abandonn ma magie du sang en m me temps que mon pass de tueuse, le naturel revint vite au galop.
Et me voici de retour de plein pied dans le monde sanguinaire des vampires, ab m e par la perte de mon nouveau foyer, mais le coeur plein d'espoir l'id e de revoir les deux hommes que je ne n'avais jamais r ussis oublier.
Tout aurait pu tre parfait...
Si Corbeau ne m'avait pas menti, si Joseph ne voulait pas faire de moi son arme strat gique pour lutter contre ses ennemis et se venger d'une vieille connaissance: Corn lia, la pr tresse des Filles d'Odin.
Le destin se montre souvent cruel. Vous tes pr venus, nous ne sortirons pas tous indemnes de ma Combustion.
Bienvenue dans l'univers ferm des proches du monarque d'Europe de l'Ouest.
Au fur mesure de son la us, mon organisme entier mutait. Mes magies m'assaillaient de toute part. Sous leur violence, j'en tombai sur les fesses. Corbeau ouvrit compl tement la porte. Je m'agenouillai, les yeux ferm s, pour essayer de les faire refluer. Impossible, que m'arrivait-il ? Mes magies refusaient de m'ob ir. Ma peau se couvrit d'un voile de sueur.
- D gagez, susurrai-je.
- Quoi ? dit-il avec condescendance.
- D gagez, chuchotai-je, incapable de parler.
Mes mains enserraient mes tempes. Corbeau disparut dans sa chambre. Mon sang semblable de la lave incandescente br lait mes veines. L'aura de Sahar frotta la mienne.
- Joseph, fais imm diatement vacuer le palais hurla-t-elle.
Elle s'avan a vers moi tandis que la partenaire de Corbeau accompagn e d'autres qui se trouvaient dans leurs chambres me contourn rent dans des bourrasques. Mon piderme tait proche de la combustion.
- Va-t'en, tentai-je de pr venir la Stellaire.
- Calme-toi, Siobhan.
Comme si a allait m'aider. Je tentais de faire le vide en moi, tel que j'avais l'habitude de le faire gr ce Kamran. Impossible. Mes motions avaient d pass le point de non-retour. Elles refusaient d' tre musel es. a faisait trop d' preuves en si peu de temps. Mon instructeur se tenait aux c t s de la sorci re qui ne trouva rien de plus judicieux que de m'attaquer. La premi re salve lectrique m'envoya contre un gu ridon. J'ignore quoi elle s'attendait, mais ma magie du sang absorba la sienne. Corbeau se positionna au milieu du couloir.
- Tu arr tes, imm diatement tes conneries m'ordonna-t-il.
Peut- tre qu'avec une chemise et des chaussures, plut t qu'un simple jean taille basse, il aurait gagn en cr dibilit ? En tout cas, mon tat ne me permettait pas de m'ex cuter. Ma magie avait pris le contr le. Kamran sentit l'instant o je basculai.
- Partez tous cria-t-il.
Mon instructeur d'ordinaire pos et dans la retenue paniquait. Pour la premi re fois, ma langue go tait sa frayeur. D'un geste de la main, je projetai Corbeau au bout du couloir puis au pied de l'escalier. Je lui fis l' conomie de la quarantaine de marches. Sahar m'attaqua de nouveau. Ce fut le coup de trop. Ma magie se chargea de son lectricit et mon corps s'embrasa.